En espérant trouver ma voie, en sachant bien que la solution n'est pourtant pas là, j'accepterais de traverser vos futilités, en encaissant même quelques banalités. Je me dois de garder en moi ce qui me semble maintenant indispensable: un petit quelque chose de raisonnable, ne plus jamais rester coincé dans l'impossibilité de m'évader: la clée reste à mes yeux ma superficialité. Je l'avais jugée dépassée, je me l'étais dite interdite, je l'ai crue superflue mais je réalise que finalement, c'est ce dont à présent, je manque cruellement.
Je ne veux plus me sentir écorché ni même légèrement éc½uré. J'essaie d'élargir mes idées qui me semblent bien démodées, peut-être tout simplement démesurées. Je ne demande à personne de venir m'aider, je suis très bien dans mes pensées mais à force d'être systématiquement trop sélectif, je crains que mon jugement ne soit atrocement hâtif. Je m'explique : pour que mon affection commence à naitre, ll me fallait un minimum connaitre pour faire disparaitre mes appréhensions de mon être. Pourtant bien des fois je me suis égaré, voir complètement trompé alors je chasse les préjugés pour pouvoir à nouveau m'amuser, sans forcement devoir m'alcooliser, bien que ca m'ait aidé. Il parait bien simple de dire oui à la vie mais pour moi je me demande juste quand est-ce que j'en aurais fini.
Je n'aime pas l'imposture,depuis tout petit je trouve cela bien trop dur. J'ai souvent été usé par toutes les figures imposée, ces sourires de mondanité, ces conversations préfabriquées et déjà trop utilisées. Je reste assis au milieu du canapé, mais quand quelqu'un est à coté, je peux sentir ses bras m'enlacer et ses lèvres m'effleurer : je ne ferais aucun bruit, seul mon sourire aura l'air de lui dire merci. J'écouterais volontiers ses maux, je comprendrais alors ce qu'il vaut et c'est là que je me trouverai miraculeusement beau. Peut-être ma langue se dénouera même, pour toutes ces histoires qui me reviennent. J'aime les moments d'ivresse, je sais qu'il les transgresse et moi me voilà maitresse. Cette sensualité qui me fait chavirer et ses mains qui me permette de tout oublier. Mes yeux se ferment, je n'ai plus à être moi-même. Je suis libéré, je peux enfin m'envoler et me surprendre à rêver. Je n'ai plus à parler.
Sentiments limités dans une amertume inexpliquée, je ne veux rien idéaliser sinon j'aurai tendance à me cacher. Je me force parfois à simuler pour me sentir intégré, si je m'écoutais je serais déjà enterré. Dans ma constante critique, je sais bien que je ne suis pas si cynique. Je me cache sous ces apparences, et je fais comme si rien n'avait vraiment d'importance. Je ne cherche pas d'explication, en aucune sorte de la compassion, j'attend ma résurrection. J'ai l'humeur voyageuse, pourquoi est elle alors si capricieuse ?
Je mens, je triche et je fuis. Je suis pourtant bien entouré mais jamais je ne serais rassuré, j'ai trop parié pour continuer à miser. Mon ego me semble de trop ; je me surprend à espérer mais je préfère bêtement m'en éloigner, bien qu'il m'ai souvent sauvé.
Je m'apprête à rentrer, une fois pour toute dans cette fichue cour de recré et je compte bien me mettre à jouer ; et si pour ca je dois trahir, alors vous me verrez surement mentir mais je finirais toujours par en rire, croyez bien que je ne veux plus souffrir. Je me gargarise de faux semblant, pour pouvoir me servir de vous comme d'un enfant. Par votre naïveté me sentir revigoré ; et dans mes amitiés vous combler pour ne plus avoir à m'évader. J'écraserais d'un pas fâché, tout ce qui a pu se passer. J'aimerais sans condition et je déclare sans prétention que plus jamais qu'importe le ton je ne dirais :
- « c'est le bon ».
[ .. ]
J'ai du mal à me faire comprendre mais mes paroles ne sont pas à vendre. Là n'est plus la question, j'ai laisser tombé mes illusions ; s'il te plait ne me prête pas ces intentions, je suis bon, au fond.

